LE PROJET D'ÉTABLISSEMENT

Les actions spécifiques de terrain

 

Et les dyslexiques ? Qu'est-ce qui se fait pour eux ?
La 4ème à pédagogie de projet
La technologie

Le brevet informatique et Internet ou B2i 


Et les dyslexiques ? Qu
'est-ce qui se fait pour eux ?

Dans la palette des problématiques des jeunes du Collège, nous trouvons bien évidemment des élèves issus du cycle primaire présentant des troubles de la lecture et de l'écriture constatés depuis le CP. Ces jeunes sont accueillis en internat de semaine en 6ème - 5ème - 4ème (et 3ème en 2003 - 2004) dans des classes de 19 élèves maximum avec un projet spécifique.

 

a. Que dit le Bulletin Officiel ?  

A la suite du rapport Ringard en 2000, le ministère de l'Education Nationale a mis en oeuvre un plan d'action pour une meilleure prise en charge des enfants atteints d'un trouble spécifique du langage oral ou/et écrit (circulaire n°2002-024 du 31/01/2002 parue au BO n°6 du 07/02/2002).

Ce plan implique un dépistage précoce en maternelle, des engagements importants en moyens, en formation, en recherche. Il prévoit aussi d'assurer un meilleur suivi scolaire avec, par exemple, la création de classes d'intégration scolaire et des unités pédagogiques d'intégration en collège (UPI).

En réponse à ce plan d'action, pour accueillir à Clairefontaine les élèves dyslexiques, trois unités pédagogiques d'intégration ont été mises en place à chaque niveau (6ème - 5ème - 4ème et ouverture en 3ème à la rentrée 2003).

 

b. Comment définir les troubles de la dyslexie ?

Les élèves dyslexiques sont des enfants qui présentent un problème massif et persistant en lecture. La dyslexie est un trouble spécifique et durable de l'acquisition puis de l'utilisation du langage écrit..

On distingue deux types de dyslexie : la dyslexie phonologique avec des problèmes de conversion grapho-phonémiques et la dyslexie de surface avec un faible lexique de mots. Chez le lecteur expert, la reconnaissance des mots devient rapidement un automatisme, un réflexe qu'on ne retrouve pas chez le jeune dyslexique.

Selon la communauté scientifique, on distingue :

- une morphologie particulière dans le cerveau liée au déficit phonologique

- une activation de la zone espace-temps différente du cerveau d'un sujet non-dyslexique.

Il convient d'appliquer une pédagogie de qualité auprès de ces élèves quand on connaît l'ampleur des progrès possibles : voici 40 ans, un chercheur en psychologie de l'éducation notait déjà que lorsque les conditions pédagogiques normales sont réunies, il reste une proportion infime de dyslexie (B.Andrey, 1958).

 

c. Nos hypothèses de travail

- malgré le soutien des instituteurs et des parents, les difficultés ont persisté au fil des années. La rééducation orthophonique souvent bénéfique a pourtant montré ses limites (le jeune était-il prêt ?).

- on peut supposer qu'un sentiment d'échec s'est progressivement installé, plus ou moins traumatique selon la force ou la fragilité de la personnalité : le risque de « désinvestissement scolaire » devient réel.

- en réaction à ce vécu parfois douloureux, certains pour se protéger, sont enclins à se replier sur eux-mêmes et se retrouvent isolés dans le groupe. D'autres, au contraire, deviennent irritables et les tensions se multiplient. Dans les 2 cas, des difficultés d'intégration peuvent survenir.

 

Notre projet

Il ne s'agit pas de se cantonner à une ingénierie pédagogique dont on attendrait des recettes miraculeuses mais plutôt de concevoir une approche dans la globalité de la personne visant à :  

- relancer la dynamique personnelle.

- prendre conscience de ses ressources et de ses potentialités.

- confirmer l'intention positive et trouver des façons de faire plus adaptées.

- reprendre confiance, se valoriser et même restaurer sa propre estime de Soi.

- favoriser l'intégration sociale.

- développer la notion d'appartenance au groupe, inculquer l'art de vivre ensemble par l'éducation au quotidien et à la citoyenneté.

- positiver les progrès scolaires pour déclencher une nouvelle implication.

- constater ce qui est réussi, inviter à un nouvel objectif, encourager constamment.

 

d. La pédagogie adaptée de chaque niveau

Les dispositifs mis en place sont les suivants :

En 6ème

- un accompagnement spécifique par la psychologue, la psychomotricienne, l'orthophoniste et l'éducatrice (voir le rôle du service spécialisé).

- l'accompagnement par le professeur principal qui sert de référent et de coordinateur auprès de ces jeunes : instauration d'un climat de travail, suivi de proximité si nécessaire, études dirigées, tutorat, Prodas…

- un travail relationnel  d'écoute et de proximité par leur éducatrice référente.

En 5ème, ces dispositions sont reconduites avec quelques variantes :

- en tutorat, l'accent est mis sur l'orientation en fin de 5ème, sur la recherche documentaire concernant les métiers, sur l'organisation d'une entreprise, la motivation personnelle, l'intérêt du travail en groupe au moyen de documents, vidéos et débats.

- une heure de soutien en français et en mathématiques avec l'informatique comme support.

 En 4ème, ce même dispositif est prolongé mais il faut y ajouter :

- un stage de 10 jours de sensibilisation au monde du travail avec un rapport de stage au retour rédigé par l'élève.

- dans le cadre d'un projet d'actions éducatives, les élèves participent à un voyage d'intégration en tout début d'année afin d'apprendre à mieux se connaître et à favoriser l'intégration de chacun ; c'est un stage de voile d'une semaine au Val Joly.

 

e. La démarche pédagogique

Il s'agit de rassurer, d'encourager, de favoriser l'évolution d'où les lignes de conduites suivantes :

- nous n'hésitons pas à répéter.

- nous évitons trop d'écrits en les remplaçant par des schémas, des tableaux, des photocopies.

- les parties de cours écrites sont entièrement rédigées par l'enseignant sur tableau ou sur transparent pour rétroprojecteur : faire écrire souvent un élève dyslexique lui demande un effort important, consommateur d'énergie.

- nous privilégions les exercices d'apprentissage (jeux, textes à trous, Q.C.M.) et nous varions les activités pour remobiliser l'attention.

- en langues étrangères, l'oral et l'image occupent une grande place permettant à l'élève d'être actif et impliqué malgré ses difficultés.

- nous donnons du temps à l'élève (souvent un tiers en plus) sachant pouvoir compter sur les parents pour un prolongement le week-end grâce au cahier de textes.

- nous l'encourageons avec des évaluations positives et l'invitons à aller plus loin..


La 4ème à pédagogie de projet

Cette année, le thème pédagogique est la voile. L'étude de cette discipline sportive permet le développement de plusieurs «  savoir-être » et « savoir-être ensemble » indispensables à tout apprentissage et à toute vie en société : la solidarité dans l'équipage, la confiance entre les équipiers, l'organisation de l'espace de travail (le bateau), le respect des règles de sécurité, le respect de l'environnement.

Le thème proposé permet l'implication dans toutes les matières et favorise le travail en interdisciplinarité.  

Voici quelques exemples :

- en mathématiques, l'étude des marées, des vents, des courants, la lecture des cartes, le balisage concrétisent et approfondissent le travail sur les nombres et la géométrie.

- en biologie, la vie à bord nécessite de s'alimenter correctement, de veiller au temps de sommeil … autant de thèmes de biologie humaine. Le biotope marin et celui du littoral offrent l'occasion d'aborder la faune et la flore ainsi que l'éducation au respect de l'environnement.

- en sciences physiques, l'étude du mécanisme des marées, des éclipses … l'étude des circuits électriques, de la chimie de l'eau, des combustions.

- en technologie, le projet d'une réalisation d'une maquette de bateau radiocommandée.

- en français et en anglais, la lecture et le vocabulaire se rapportant à la mer et à la navigation (Victor Hugo, Baudelaire, Hemingway, Le Clézio sans oublier Homère).

- en histoire-géographie, l'étude de l'histoire à travers la navigation et la marine, l'industrie navale, la pêche et les ressources de la mer, les climats marins…

- en musique, l'étude des chants marins.


La technologie

L'enseignement de la technologie s'inscrit dans l'acquisition de la culture scientifique et technologique (une des sept compétences du Socle Commun des Compétences).

Au collège, l'enfant découvre un enseignement nouveau et important pour son avenir, la technologie : pour comprendre le monde dans lequel il vit, pour comprendre comment, pour qui et pour quoi sont conçus et fabriqués les produits qu'il utilise. Il découvre la diversité des activités du monde industriel et économique, comme élément de sa culture générale et de son projet d'orientation.  

Les finalités de la Technologie :

À Clairefontaine, la démarche en technologie vise à développer les comportements suivants :

   
Travailler en équipe
                     Communiquer                   Prendre des initiatives

Respecter les consignes            S'informer, se documenter              Evaluer et s'évaluer

Développer le souci de la précision       Rechercher la qualité         Respecter l'environnement

S'organiser dans le temps, dans l'espace          pour construire l'avenir

La Technologie est enseignée dans toutes les classes mais elle prend beaucoup plus d'importance en fin de cycle pour les élèves attirés par un enseignement moins abstrait, qui trouvent difficilement dans les filières d'enseignement général les moyens de leur promotion individuelle et les méthodes pédagogiques susceptibles de leur donner les meilleures chances de formation. Des classes spécifiques ou des options leur sont proposées en fonction de leurs lacunes dans les apprentissages fondamentaux : 4ème à pédagogie de projet et  3ème d'insertion. 

Le brevet informatique et Internet ou B2I intégré dans le Socle Commun des Compétences

Tout au long du cycle, de la 6ème à la 3ème, les compétences dans le domaine des Technologie de l'Information et de la Communication sont évaluées pour chaque élève. Une attestation de compétences appelée B2i est délivrée par le collège aux élèves en fin de 3ème.